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Curiosités

CURIOSITÉS

Les toiles

On les appelle les Indiennes. Il s’agit de toiles imprimées avec de belles cotonnades rapportées des Indes que l’on fabriquait à Beautiran de la fin du XVIIe siècle à la moitié du XIXe…

Au début du règne de Louis XIV, les élégantes sont folles des toiles imprimées dites « Indiennes » ou « Toiles de Jouy ».
Gaies et exotiques, elles ont été rapportées par la Compagnie des Indes et vont servir autant à l’habillement qu’à la décoration intérieure des maisons aisées.
La mode va rapidement se répandre en France et quelques centres d’impression d’indiennes vont se créer près des villes portuaires mais aussi dans l’Est du pays.

Bordeaux, en 1790, est déjà devenue un centre non négligeable d’indiennage, mais il faudra cependant attendre l’ouverture de la Manufacture J.P. Meillier pour que le village soit reconnu en la matière et devienne le centre d’impression de toiles imprimées le plus important de Guyenne-Gascogne.
On pense que l’impression commence vers 1793.

En 1797, Jean-Pierre Meillier achète le Domaine de Lalande. La propriété, entourée du Gat Mort et de la Rouille de Civrac aux eaux particulièrement pures (utilisées pour le lavage et le rinçage des toiles) et de vastes prairies (pour le séchage) avait pour avantage supplémentaire d’être situé à proximité de la Garonne et du port de Bordeaux.
Le travail réalisé à Beautiran rejoignait, dans l’esprit, celui fait à Nantes ; la production est de bonne et belle qualité et relativement importante puisque l’on comptera jusqu’à 10 à 12 000 pièces l’an.
En 1826, la manufacture emploie 112 personnes.
Cependant, victime, entre autres, de la mode qui a changé, elle fermera vers 1832 ; mais l’indienneur était alors déjà devenu drapier comme beaucoup d’autres manufacturiers.

La production a cependant été si importante et de telle qualité qu’on peut en voir dans plusieurs musées en France et à l’étranger, et qu’il n’est pas rare de retrouver en Gironde et ailleurs dans le pays, ce camaïeu rouge si caractéristique illustré de jolies scènes bucoliques et romantiques.

L’église

L’église Saint-Michel, d’origine romane, remonte au XIIe siècle. Elle est construite sur un éperon rocheux surplombant les palus en bordure de la Garonne.

L’église Saint Michel de Beautiran a été construite sur un éperon rocheux (calcaire à astéries) surplombant la Garonne et les « Palus ».
Elle est située à l’extrémité Est du bourg.
Une partie de l’édifice est certainement fort ancien, le porche et l’abside datant du XIIème siècle. Cela est confirmé par la présence à l’angle du mur Sud, d’un cadran solaire portant la mention 1116.

Le plan de l’église se compose d’une nef principale terminée par une abside demi-circulaire à l’Orient. Deux nefs latérales sont elles-mêmes terminées par des absidioles. Toutes les absides sont inclinées vers le nord et les contreforts pleins les soutiennent.
L’extérieur de l’abside construite en moellons du pays porte à sa partie supérieure des corbeaux en pierre, très anciens, sculptés suivant des motifs très simples représentant des symboles eucharistiques.

Le clocher ancien comme on en trouvait autrefois dans les églises girondines a été remplacé par une tour à deux étages, surmontant le porche. Le deuxième étage supporte une cloche de 0,70 m de diamètre, mise en place et baptisée le 8 décembre 1887.
M. Arthur LAFON et Melle Josette CHAMBARRIERE en furent les parrain et marraine. Le clocher date de 1868 et se termine en forme de tiare.

Les arcades intérieures de l’édifice sont soutenues par des ogives romanes et gothiques, elles supportent des voûtes relativement récentes (1897 -1898) qui ont remplacé un ancien plafond en bois.

Les chapiteaux anciens ont été conservés à la base ou l’Arc Triomphal à l’entrée de l’abside. On peut signaler sur le chapiteau central gauche une sculpture avec une peinture naïve représentant les armoiries des « de Pontac », anciens barons de Beautiran.

XVII-XVIII siècle : Le blason comporte un pont à cinq arches d’argent sur une rivière de même ondée d’Azur, supportant deux tours.

Sur le côté de la porte d’entrée, on peut voir une plaque portant l’inscription avec un trait gravé indiquant la hauteur atteinte par le fleuve en crue en 1770. La chapelle nord possède des fonds baptismaux en marbre rouge.

On peut aussi voir une chaire primée à l’exposition universelle de Paris. Installée entre l’abside centrale et l’abside du chœur de Saint Joseph.

Un confessionnal d’époque en parfait état se trouve à l’entrée, du côté du porche.

L’église est dédiée depuis fort longtemps à Saint Michel. Un registre paroissial datant de 1584, de la chapelle du Mont Saint Michel – BAUTYRAN, se trouve actuellement en mairie.

Une statue de l’Archange placée autrefois derrière le maître autel est encore conservée dans l’église positionnée sur son socle dans la nef du chœur Saint Joseph.

De nombreux vitraux installés depuis plus d’un siècle sur les façades font l’admiration grâce à leurs merveilleuses couleurs et par la représentation de différentes scènes et personnages bibliques.